Mairie 4, place de l'église 29140 Melgven Tél. 02 98 97 90 11
Commune de Melgven - Mairie
Eglise

L'église Saint Pierre Saint Paul vous propose une belle traversée de l'histoire au fil de ses transformations du 16 ème siècle à nos jours.
L'église a subi de nombreuses transformations depuis sa construction. Jusqu'au milieu du 19ème siècle, le clocher se dressait à la croisée du transept. Fragilisé au cours des siècles par les orages et le branle des cloches, il menaçait de s'écrouler. L'architecte diocésain de Quimper, Joseph Bigot, prend le parti, en 1844, de le déposer et de le transférer sur la façade occidentale. Il est alors réédifié en 1852. Le clocher, victime de l'ouragan de 1987, est reconstruit à l'identique en 1990.
Les vitraux semblent datés vers 1520 : ils renferment un écusson mi-parti France-Bretagne. L'église abrite les statues anciennes du 18ème siècle de saint Pierre, saint Paul, saint Yves, saint Corentin, saint Louis, saint Jean-Baptiste, saint Sébastien, saint Eloi, sainte Marguerite, sainte Barbe, saint Nicodème et sainte Anne. On y voit l'enfeu des familles Le Scaff du Fresq et Gouarlot de Keranmoal.
Le pavé est fait de dalles de dimensions peu communes, venant des carrières de Trégunc. Au centre du pavé une grande croix formée de ces longues tables de pierre porte une inscription latine qui mentionne la date de la construction de l’église restaurée : 1854 ; une inscription peinte sur la paroi gauche du chœur nous donne la date exacte de la consécration : 20 Octobre 1854, ainsi que le nom du recteur de ce temps : Marchand. Dans le porche Sud qui est également ancien on voit sainte Barbe avec sa tour. Il y a à droite et à gauche de l’entrée du choeur, dans les deux chapelles latérales, deux enfeux et arcades gothiques ayant servi de lieux de sépulture. Celui de gauche est surmonté d’un écusson chargé d’une croix engreslée cantonnée d’une étoile, qui est Le Scaff du Fresq. Il contient une pierre tombale. L’enfeu de droite est surmonté d’un ange tenant un écusson chargé d’un croissant, armes du seigneur de Kerannevel du nom de Gouarlot. Des deux côtés de l’arcade, ce sont des écus au même croissant, portant de part et d’autre une fleur de lys. A droite, sur un petit bénitier, on voit encore un écu au croissant.
Maîtresse vitre : voici les armoiries qui figurent dans cette verrière : 2 écussons modernes de la famille Harscoët de Saint-George; d’argent au greslier de sable lié de gueules accompagné de 3 feuilles de houx de sinople, qui est Mahaut, sieur de Minuellou. Le vitrail renferme les scènes suivantes : la Sainte Vierge debout aux pieds de son fils crucifié. Saint Jean, les mains tendues en prières vers la Croix. Saint Sébastien percé de 14 flèches. Saint Pierre tient d’une main une clef gigantesque, de l’autre un livre.  Le Père et le Fils. Un prêtre donateur, agenouillé,et portant sur sa poitrine ses armoiries : d’argent à 3 marteaux de gueules. Il est représenté par sa patronne, princesse vêtue d’une robe jaune et d’un manteau bleu.  Saint Paul avec son glaive.
Dans la fenêtre de gauche, du côté de l'Evangile, figure le mauvais larron, dont l’âme est saisie, sous la forme d’un petit corps nu, par un diable aux jambes rouges et aux ailes de chauve-souris, qui l’agrippe par derrière. Son buste n’existe plus. A droite, l’âme du bon larron est emportée par un ange qui le tient à deux mains et à bras tendus. Au bas les trois Marie et, derrière, le centurion avec sa lance.
Aux murs latéraux du choeur apparaissent des écussons : à gauche, du côté de l'Evangile, deux grandes pierres sculptées présentent deux écussons, soutenus par deux anges : le premier est écartelé d’une aigle éployée, qui est Kerloaguen de Rosampoul, et d’une quintefeuille. A droite, le grand écusson est incliné, timbré d’un heaume à volets en lambrequins, qui a pour cimier une tête de loup ou de chien ; cet écusson porte une aigle éployée, qui est Kerloaguen. Au-dessous, c’est une frise de trois écussons : le premier, soutenu de deux lions et timbré d’un heaume, porte de Kerloaguen plein ; le second, soutenu par un ange et une figure de femme ayant sur la tête une sorte de coiffe ou de voile, est lui-parti Kerloaguen, et d’un chef endanché, qui est Coatanscour ; le troisième soutenu par deux griffons, est mi-parti de Kerloaguen et d’un lion, qui est Beschet de Rybemont. Au-dessus d’une porte latérale, on voit les armoiries des du Perrier de Coatcanton.
Un petit retable de granit porte en caractères gothiques, l’inscription suivante : an 1489. Sur le coffre de l’autel apparaissent deux anges dans deux encadrements gothiques, et, au-dessus d’eux, le nom du donateur est répété :  Manchec . L’un de ces anges tient un livre ouvert, où l’on lit, sur l’une des pages ihs (Jésus), sur l’autre Ma (Maria). Deux niches Renaissance, de chaque côté du maître-autel, renferment les statues de saint Pierre et de Saint Paul, titulaires de l’église. On aperçoit dans le transept Nord les statues de saint Jean-Baptiste avec son agneau, saint Louis, roi de France, et, au pan coupé du chœur, saint Sébastien. Au transept Sud figurent saint Joseph d'Arimathie, saint Eloy, sainte Marguerite, saint Yves et saint Corentin. Dans le granit des fonts baptismaux deux personnages sont sculptés : saint Jean-Baptiste et Jésus dans le Jourdain. Au transept Nord repose sur le sol, contre la paroi, un vieux tableau représentant saint Dominique recevant le Rosaire.
La tour renferme quatre cloches, bénites le 25 Avril 1920. Elles se nomment Béatrice, Marie, Françoise et Marie-Louise, et donnent les notes : do, ré mi, sol.

Chapelle de Bonne Nouvelle

La chapelle de Bonne Nouvelle en pierre de taille dédiée à notre Dame de Bonne Nouvelle, existait déjà au début du 16ème siècle en remplacement de la chapelle dite de Creach-higuel. En forme de la croix latine avec chevet plat, elle fut reconstruite en deux campagnes : le choeur et le transept en 1769, la nef entre 1825 et 1829. On observe des statues en pierres : la Pieta et Saint Abbé.
Le retable en bois classé aux monuments historiques date de 1650 à 1770. Très ouvragé, il abrite onze personnages de tailles diverses. Au centre de la composition se trouve une grande statue de la Vierge à l'Enfant. Parmi les autres statues occupant les niches figurent saint Jean, saint Jacques avec son bourdon, saint Sébastien, saint Jacques, saint Roch costumé en paysan, sainte Barbe et sa tour, saint Mathurin et saint Bieuzy, ainsi que trois abbés et des angelots. Dans le transept, deux autres retables de la même facture sont placés au-dessus de deux autels. Le pardon a lieu le 3ème dimanche d'août, on y offrait du blé.

Chapelle de la Trinité

La chapelle de la Trinité (édifiée vers 1535), fut fondée au 16ème siècle par la famille Kergoat, et restaurée en 1756 et en 1856.  Il s'agit d'une oeuvre de l'atelier de Saint-Herbot. La maîtresse vitre restaurée aux mêmes dates renferme des fragments de vitraux de bonne facture : saint Pierre, sainte Trinité, saint Christophe, sainte Barbe et des écussons aux armes des anciennes familles propriétaires du manoir de Coat Canton, les Du Perrier de Coetcanton et Kerloaguen, et leurs alliances. La chapelle abrite les statues de la Sainte-Trinité, saint Pierre, saint Yves, saint Herbot, saint Cornely, saint Tugdual, saint Etienne, saint Jean et la sainte Vierge.  La frise de la chapelle s'étend jusqu'au milieu de la nef. On peut y observer, cavaliers, chiens jouant du biniou, dragons, anges au milieu de pampres de vignes. Les sablières, sont ces éléments de charpentes datés de 1653; on y repère des scènes pittoresques admises; ces sculptures polychromes avaient autrefois un objectif bien précis: celui d'éduquer «  la population de ce village de tisserands, peu lettrés, à des représentations qui éveillent l'imaginaire »; par exemple, deux lièvres jouent de la bombarde assis sur le dos d'épagneuls bretons. On peut y observer aussi des licornes qui s'affrontent, symboles de fécondité spirituelle et de pureté. Férus de chasse, les nobles qui finançaient ces oeuvres d'art se retrouvent sous les traits de cavaliers. Comme une promesse de paradis, des anges déploient une banderole où on peut lire le début du Te Deum. De part et d'autre des poutres principales, des têtes de dragons aux écailles d'argent qui gardaient les portes de l'enfer. Très pédagogique, un crapaud hideux près d'un vigneron, qui figurait les excès et dangers de la boisson. On trouve la statue de Sainte Barbe, sainte patronne des pompiers; mais inefficace car au milieu du 19ème siècle, elle brûla. Un pavement peint en grès du 18ème siècle est un des rares subsistant à notre époque. Le dallage est situé au sol du choeur et décoré d'hermines, éléments des armoiries des Kerguelen, et de molettes.
65 marches permettent d'accéder au clocher et d'admirer une magnifique vue. La cloche est remarquable. La chapelle fut pendant très longtemps une étape pour les pèlerins du "Tro Breiz". Elle fut classée monument historique en 1915.
 

Chapelle de Cadol

Dédiée également à Saint Cado, elle date, tout comme le calvaire, du 16ème siècle. C'est une ancienne église de Melgven, réunie à Melgven après la Révolution et édifiée par les seigneurs du Minuellou. Le clocher actuel fut érigé en 1630 et le porche en 1651. Une travée obscure  renfermait l'ossuaire et les fonts. On trouve des pierres tombales, dont une datée de 1709 et des statues anciennes en pierre, et en bois polychromes.
En 1915, le clocher est touché par la foudre. La plupart des historiens ont vu dans une des statues du 17ème siècle une représentation de saint Tudwal, ou Tugdual, fondateur de l'évêché de Tréguier. La triple tiare semble pourtant indiquer qu'il s'agit plutôt du pape saint Grégoire, auquel est dédiée la chapelle de Cadol. La chapelle abrite les statues de saint Corentin, saint Grégoire, sainte Barbe, la Vierge-Mère et une Pietà. L’ancienne cuve baptismale, en granit, se trouve à l’extérieur, près de la porte principale. Sur le placitre on aperçoit un calvaire, puis deux vieilles dalles tumulaires, dont l’une porte la date 1785. On remarque un portail de baptêmes.
Le pardon de Cadol a lieu le dimanche avant l'Ascension.
+ visuel chapelle

Chapelle Saint Antoine

Anciennement dénommée « chapelle Saint-Congar », du nom d'un saint breton du 7e siècle, elle fut édifiée en fin 16ème siècle, et restaurée en 1689 (date inscrite sur le pignon), elle abrite les statues de saint Antoine ermite, saint Fiacre, d'un saint évêque, de la Vierge Marie, et de saint Augustin. La chapelle à l'époque privée, dépendait du seigneur du Fresq, dont le château se trouve non loin ou du manoir de Kercongar situé à proximité. Le pardon a lieu le 1er dimanche de septembre.
Une stèle taillée de l'âge du fer a été replacée près de la chapelle (750 - 450 avant J.-C.). La fontaine miraculeuse en contrebas est aujourd'hui laissée à l'abandon.

Chapelle de Coat an Poudou

Dédiée primitivement à Saint Cado jusqu'au 17ème puis à notre Dame, elle comprend une nef de cinq travées avec bas côté et chevet plat. Son nom signifie "Bois des Poteries" (près de la chapelle, se trouve un champ où jadis les labours ramenaient à la surface des tessons de poteries préhistoriques ). C'est un édifice très soigné remontant au 16 ème siècle, une chapelle basse, typiquement bretonne, en pierres de taille appareillées. Le portail ouest en anse de panier est surmonté d'une accolade ornée de choux frisés. Du mobilier, il ne reste plus qu'une vierge et une statue de saint Cado. Saint Cado était le fils d'un prince gallois qui naquit au 6ème siècle qui  fonda le monastère de Landcarvan. Les autres statues se trouvent en l'église paroissiale. La nef à file de colonnes ouvre sur un chevet plat identique à celui de la chapelle Saint-Grégoire de Cadol. La chapelle fut classée en 1949. Le pardon de Saint-Cado avait lieu le dernier dimanche de Septembre. Les offrandes consistaient en poules blanches et petits sacs de blé. Le calvaire voisin porte un écusson aux armes de la famille Du Perrier de Coetcanton.

Entretien cimetière - Toussaint

Les travaux d'entretien au sein du cimetière devront être réalisés pour le dimanche 27 octobre au soir. Les services techniques communaux pourront ainsi mettre en bon ordre ce lieu de recueillement le 30 et 31 octobre.

Important : 
Après le dimanche 27 octobre, les remontages et démontages de monuments ne seront pas autorisés / Le nettoyage par machines à haute pression n'est pas autorisé.

Associations - Troc et puces - Organisé par Urem Basket

Lundi 11/11 - 9h30 > 17h - Salle polyvalente
Entrée : 1,50 euros / Gratuit - de 15 ans

Petite restauration sur place

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